dimanche 19 juillet 2009

Plus près de vous ...

Cela faisait quelque temps que nous en parlions, finalement nous l'avons fait...


Et oui, vous ne rêvez pas nous sommes bien au Maroc et plus précisément dans le sud à Merzouga !


Nous voulions du changement pour cette fin de voyage, nous voulions également nous bousculer une dernière fois avant de revenir dans notre beau pays. Nous avons donc modifié notre billet d'avion en y rajoutant une escale sur le chemin. Nous sommes finalement arrivés hier à Marrakech et avons mis le cap sur l'oasis de Merzouga.


C'est donc face au désert du Sahara que nous nous trouvons actuellement et il faut l'avouer cette rupture nous ravis.


Bon la plaisanterie a assez duré. Nous sommes toujours au Pérou, dans l'incroyable Oasis d'Huacachina, près d'Ica, dans un décor des plus marocains !

Incroyable mais vrai ce désert de dunes à perte de vue. C'est vraiment le Pérou ici ??

Bons baisers du désert !

Joyeux anniversaire Valou et à dans un mois !



samedi 18 juillet 2009

Les lignes de Nazca

Un nouveau bus de nuit nous a déposé à Nazca, petite ville du Pérou perdue au milieu de la pampa et connue pour ses incroyables et gigantesques lignes tracées il y a plus d'un millier d'années dans le désert.


Ces tracés représentent des lignes ou des figures parfois de plusieurs centaines de mètres. Ces lignes sont très mystérieuses pour plusieurs raisons. Les figures formées ne sont visibles que du ciel or, selon le carbone 14, elles ont été tracées il y a plus de mille ans. Certaines de ces figures franchissent des ravins ou escaladent des collines sans que leur forme ou la rectitude de leurs lignes en soient affectées. Les explications fournies à ces tracés restent de pures suppositions : le plus grand calendrier astronaumique pour Maria Reich (dame très célèbre ici pour avoir passé la moitié de sa vie à étudier, découvrir et protéger les lignes), des pistes d'atterissage pour ovnis pour d'autres... la signalisation de cours d'eau souterrains enfin.


Nous pensions que Nazca fourmillerait d'explications sur le sujet. En fait la ville fourmille surtout de restaurants, hôtels et compagnies aériennes...


Nous sommes tout de même allés voir une ancienne collaboratrice de Maria Reich pour connaître plus en détails les hypothèses proposées. A défaut de vraie explication que nous ne connaissions pas, nous avons pu observer facilement les lignes sur une maquette tout en écoutant le speech d'une dame qui nous semblait un peu aigrie contre le monde entier qui ne se préoccupe pas assez des lignes selon elle : le changement de climat plus humide depuis plusieurs années met les lignes en danger mais aucune précaution n'est prise. Elles font pourtant vivre toute une ville. C'est un peu la fable du scorpion qui pique la grenouille au milieu de la rivière...

¨Comment allez vous voir les dessins au sol qu'on ne peut voir que du ciel ?¨ nous demandait le père de Flo. Et bien peut-être de la même manière qu'elles furent aussi bien tracées : via un mirador.

C'est alors que nous avons découvert le visage désertique de la pampa et l'incroyable fragilité de ces dessins qui, comme leur nom l'indique, ne sont effectivement que ¨tracés¨ sur le sol. Du haut de notre mirador, nous pouvions voir trois dessins : l'arbre, la main aux neuf doigts (comme Maria !) et le reptile. (Ci-dessous, l'arbre).

Vous ne verrez pas le reptile en photo car la Panaméricaine qui passe par là l'a coupé en deux... C'est ballot ! Ca et un bas côté de la route pas net, voilà le dessin gribouillé et impossible à reconnaître pour deux néophytes.

La Panaméricaine fut l'occasion pour nous de rencontrer Umberto qui nous a pris en stop dans son camion et nous a ramené jusqu'à Nasca. Cette rencontre n'aura duré qu'une quinzaine de minutes mais elle restera gravée dans notre mémoire. Ce fut un échange chaleureux et sincère !

A côté des tracés, nous avons pris notre temps à Nazca. En quelques heures de bus, nous avons retrouvé la douceur de l'été (yes !)

et découvert une petite bourgade tranquille aux maisons colorées et fleuries.

C'est également la première ville où nous voyons autant de voitures particulières avec un penchant très marqué pour les vieilles américaines.

Pour le coup, nous sommes bien reposés et de nouveau en pleine forme pour la dernière semaine qui se profile !

vendredi 17 juillet 2009

Un petit cuy et puis s'en va...

Nous avons passé une dernière journée à Arequipa en compagnie de Flo et Nico avant leur départ pour Lima et leur retour en France.

Comme d'habitude les quinze jours sont vite passés. La différence est que cette fois-ci les adieux étaient plus faciles car nous nous revoyons dans deux semaines !
Cette dernière journée a été l'occasion pour nos amis de faire quelques amplettes d'artisanat péruvien (qui est le même que nous voyons depuis San Pedro du Chili !).

Cette dernière journée a aussi été l'occasion de tester les dires du routard. Nous nous sommes risqués dans un restaurant que le guide déconseillait. Et avec raison, il faut bien le reconnaître (à notre décharge, nous n'avons trouvé ce paragraphe que la commande passée...). Dommage pour Nico qui tenait a essayer une spécialité locale (et bien péruvienne cette fois-ci) : le cuy (prononcé "couille") grillé, autrement dit le cochon d'inde aplati et cuit.

Il en fallait du courage pour s'attaquer à ce morceau... Et pour contempler l'assiette de l'autre côté de la table ! Le résultat était décevant mais impossible de savoir si c'était le cuy ou le restaurant !

Après cette expérience inoubliable, nous avons partagé un dernier café avec une bonne crêpe dans un bien meilleur restaurant, histoire de consoler un peu nos estomacs...

Puis nos amis ont disparu dans un petit taxi-rally, direction l'aéroport !


Nous voilà de nouveau seul pour deux semaines avant le retour. Bien déterminés à le faire ¨take it easy¨ pour revenir en forme en France !

jeudi 16 juillet 2009

Une oasis "Cañon"

Après une bonne heure passée dans un micro bus local où nous tenions à peine côte-à-côte...



Nous sommes enfin arrivés au point de départ du treck.


Une fois n'est pas coutume, nous avons commencé par descendre !


Et c'est parti pour mille mètres de dénivellé. Précisons pour ceux qui ne pratiquent pas la randonnée que la descente peut s'avérer plus pénible que la montée. Les genoux en prennent pour leur grade et la concentration est à son maximum quand le sable et les cailloux rivalisent pour faire glisser les randonneurs !


Olive et Roy notre guide se sont entendus comme larrons en foire (en espagnol dans le texte bien entendu). L'occasion d'apprendre que pour être un bon aréquipien, il faut avoir grimpé le Misti. Roy qui est en fait un guide de hautes montagnes l'a gravi pour la première fois à l'âge de huit ans ! Belle performance linguistique d'Olive que nous avons célébrés sur le pont, point le plus bas de la descente.


Nous avons aussi découvert la valeurs des animaux que nous croisions, au propre comme au figuré : un agneau vaut 40 soles (10 euros), une vache 1 500 soles (près de 400 euros) et une mule 3000 soles (près de 800 euros). Contrairement aux idées recues (et véhiculées par une célèbre BD belge), les lamas ne sont pas de bons porteurs. Ce sont les mules qui s'y collent, avec des charges d'une centaine de kilogrammes.


Selon Roy toujours, il est également plus facile pour les filles de quitter la vallée pour partir étudier contrairement aux garcons qui doivent aider leur père dans le travail des champs.


Au fond du canyon s'étend une sorte d'oasis verte. Un vrai dépaysement. Se retrouver dans ce nid de verdure valait bien l'effort de la descente.


Après un bon repas, nous avons continué la balade au fond du Canyon pour rejoindre le lieu-dit L'Oasis et sa piscine très tentante. Le plongeon fut rapide car le jour tombe plus vite ici. Mais quel plaisir! Cette piscine est alimentée en continu par une source naturelle déviée.


Les fleurs et senteurs de l'oasis nous ont enchantés. Un arbre particulièrement beau et odorant s'est avéré être une drogue, une sorte de somnifère naturel (toujours selon notre guide).


Après un dîner au feu de bois, nous avons regagné nos huttes de fortune pour une nouvelle courte nuit.


Nous avions en effet prévu de nous lever à 5h15 afin de démarrer l'ascension de nuit et profiter d'un peu de fraîcheur.


A 5h50, nous étions fin prêts, frontales en tête.


Nous n'avons cependant pas eu à les allumer, l'aube est en effet rapidement venu seconder la clarté de la pleine lune.


Flo et Olive ont retrouvé toute leur énergie ce jour-là. La montée fut un vrai plaisir.


Pour le spectacle toujours saisissant de l'aube sur les montagnes.


Et pour l'effort physique que nos corps ont accepté avec plaisir.


Roy avait prédit une ascension en trois heures. Il nous aura fallu deux heures quinze et quelques cookies pour parvenir au sommet.


Là, nous attendait la vraie épreuve de la journée, six heures de bus pour revenir en fin d'après-midi sur Arequipa !


Mais ne nous plaignions pas, nous sommes revenus sans encombre en ville, la grève ayant respecté ses dates.

mercredi 15 juillet 2009

Vol au dessus d'un nid de Condors

Le Cañon de Colcá est le second plus profond canyon du monde avec un dénivellé de 3 535 mètres contre 1 615 mètres pour le Grand Canyon du Colorado qui n'a qu'à bien se tenir !

C'est dans cette faille géologique que nous avons décidé de faire un treck (peut-être notre dernier, snif !).

La mauvaise nouvelle est que le Canyon se situe à 180 kilomètres d'Arequipa, soit à près de quatre heures de bus...

Pour éviter les grêves annoncées sur Arequipa, nous avons du partir à trois heures du matin : Il s'agissait de quitter la ville de nuit afin de partir avant les premiers blocus. Sur la route, nous avons croisé des portions de route ¨encailloutées¨ sur une voie car en partie déblayées par la police avant l'arrivée trop massive des grévistes au petit jour.

Cela nous a tout de même donné l'occasion d'admirer un joli levé de soleil au point nommé "le Mirador" (4990 mètres) pour la jolie vue sur les montagnes et volcans aux alentours.

Nous sommes également arrivés à la bonne heure au lieu dit "la Cruz del Condor", endroit réputé pour l'observation des Condors.

Ce jour-là, nous avons été chanceux. Plus d'une dizaine de ces volatiles (trois mètres d'envergure) sont venus nous froler. Majestueux de loin mais bien laids de près ! Dur, dur à immortaliser avec un petit appareil numérique. Nous ne comptons plus les photos avec une aile, un bout de queue ou juste le ciel bleu... Nous vous avons réservé les trois meilleures :

Avant de rejoindre le petit village de Yanque ou nous avions prévu de passer la nuit, nous nous sommes arrêtés pour admirer la vue sur la vallée. Il parait que l'été la vallée se couvre de multiples fleurs et couleurs. En hiver, le paysage est plutôt ¨brûlé¨, dans un impressionnant dégradé de jaune.

Les lieux qui vivent du tourisme se repèrent facilement. Il y a souvent des femmes ou enfants en habits traditionnels avec un joli lama bien propre ou un faucon qui vous proposent de poser pour une photo. C'est la grande différence avec la Bolivie, ici on a bien compris l'intérêt financier du tourisme.

La star du jour était ce petit chien qui a nous a bien bluffé. L'art de la mendicité n'avait plus de secret pour lui. A chaque touriste tenant une glace à la main, il reproduisait le meme scénario : je fais le beau, je tire la langue et je frétille de la queue. Et quand ca ne marche pas, je grogne...

Après une petite sieste dans le superbe hôtel choisi pour la nuit, les Flos et Nico repartaient découvrir la vallée. (Olive avait décidé d'écouter son papa (;-) et de se préserver pour ne pas revivre un second Machu Picchu le lendemain...)

Nous sommes ainsi partis sur la place du village (la Plaza des Armas sans surprise...) pour démarrer notre balade avec un serveur de l'hôtel qui s'est révélé être un très bon guide. Nous avons retrouvé une ambiance de village très typique.


Puis nous avons suivi notre guide le long de petits sentiers de terre plutôt poussiéreux.

En chemin, nous avons rencontré de nombreux paysans ou muletiers qui revenaient au village, un transistor vissé sur l'épaule.


Le but de la balade était de visiter Oyo-Oyo, l'ancien village brûlé par les Conquistadors dont il ne reste plus que quelques ruines en-cours de restauration. Un brin chauvin, notre guide a comparé ce village à un second Machu Picchu.

Pour convaincre les trois têtes incrédules en face de lui, il nous a prouvé son allégation en nous montrant le temple et la colline surplomblant le site... Nous avons renoncé à discuter...

La fatigue avancant, nous étions contents de rentrer pour souper et nous coucher tôt. D'autant plus que nous avions rendez-vous le lendemain à 6h15 avec notre guide pour démarrer un vertigineux treck dans le canyon.